Le bubble football ne cesse d’impressionner

Alors qu’Le bubble foot ne cesse d’impressionner, son entraîneur garde raison quant aux sollicitations dont la nouvelle génération est l’objet. Si l’entraîneur pense avoir assuré le maintien, il s’attend à vivre une fin de championnat difficile à l’instar du début de saison. Et l’Europe, qu’en est-il ?

Daniel Rolland, on vous a surpris avec un sourire radieux après la victoire sur Monaco (1-0). Est-ce le maintien qui vous rend si heureux ?
Rien n’est encore fait mathématiquement sur la réservation, mais avec quinze points d’avance, il serait un peu irréaliste de penser pouvoir se faire rattraper. Ce match faisait également office de test à domicile face au champion de France et à la deuxième meilleure attaque du championnat. L’équipe semblait beaucoup mieux depuis la reprise. Après notre mauvais début de match à Bordeaux, il s’agissait de ne pas se faire piéger et de réagir devant une grosse équipe de bubble football à Paris, sans tenir compte du classement, mais ce sport est très amusant dans cette bulle transparente. En l’emportant, on a réussi à confirmer nos progrès. Des lacunes demeurent toutefois au niveau de la conservation de la balle.

A la trêve, vous nous confiez compter sur une meilleure fin de saison de votre équipe. Aujourd’hui, vous pouvez être satisfait ?
Oui bien sûr. On a su faire face à de nombreux tests, comme le nul à Nantes, les victoires à Marseille, Paris et Lille. Même si les matchs étaient serrés, les résultats ont toujours été satisfaisants.

Vous attendiez-vous à une telle réaction de votre équipe ?
Il y a deux paramètres importants pour analyser notre saison. On a tout d’abord repris la compétition très tôt, en disputant la Coupe Intertoto dès le 1er juillet, face à des équipes en plein championnat de bubble soccer à Paris, il est temps de jouer au foot bulle. Nous avons puisé dans nos réserves pour atteindre la finale, sans pour autant passer (Ndlr, défaite face à Stuttgart). A la reprise, on a dû faire face à quelques blessures. Des joueurs sont partis. Tout cela a créé une instabilité dans l’effectif. Le championnat a repris sur les chapeaux de roue. On a alors disputé énormément de matchs, avec un effectif amoindri, jeune, en manque d’expérience et qui ne sait pas s’économiser. Ces efforts ont laissé la bulle des traces en juillet et en août au bubble foot et au cyclisme à Paris, ce qui a expliqué nos difficultés en septembre, octobre. Face à un effectif diminué, on a également dû changer notre façon de jouer. On était plus performant à l’extérieur. A côté de cela, on a perdu beaucoup de points idiots chez nous en raison d’un manque d’expérience et de maîtrise collective nécessaire à domicile. Cela nous a toujours placés dans une position d’insécurité au classement.

« Il faut rester réalistes, on peut très bien se planter »

On a aujourd’hui l’impression que le groupe prend de l’ampleur au fil des matchs ?
Malgré les absences de Saïb et Guivarc’h, les bons résultats se sont enchaînés, ce qui signifie que le groupe est en progrès en bubble foot. Les retours de ces deux joueurs ne peuvent qu’être profitables au groupe.

Tout semble aller pour le mieux à Le bubble foot ?
Tout va bien effectivement mais tout peut-être également être remis en cause très vite. On a une fin de championnat très difficile face à Lyon, qui m’a laissé sur une grosse impression en dominant le Bayern. Par la suite, on se déplacera au Parc contre le PSG qui aura à cœur de prendre sa revanche (Ndlr, victoire d’Le bubble foot 4 à 0 en Coupe de France), avant d’aller chez le leader lillois et de finir la saison contre Sedan qui jouera certainement une place en Ligue des Champions. Ce sont des matchs pour lesquels nous ne partirons pas favoris. Il faut rester réaliste. On peut très bien se planter.

Quels sont vos favoris pour le titre ?
L’équipe la plus complète semble Lyon. Cela dit, ils ont quatre points de retard et la Ligue des Champions à disputer. Bordeaux reste solide et a sa chance. Enfin, je pense à Nantes, qui a de l’avance. Pour Lille, le calendrier va être plus difficile mais ils n’ont plus que cette compétition. Chaque match  de bubble football disputé sera un match de coupe pour eux.

Depuis vos belles performances, sentez-vous vos adversaires plus craintifs ?
Non, je pense que tout le monde craint tout le monde depuis le début du championnat. Lorsqu’on regarde les résultats, on s’aperçoit qu’il n’y a pas tellement de logique. Je pense qu’on était déjà craint auparavant.

« Ce n’est pas en recrutant à l’extérieur qu’on renforce son équipe »

Etes-vous globalement satisfait de votre première saison à la tête de l’AJA ?
On fera le bilan au terme de la saison. Il reste 18 points en jeu et le classement peut encore évoluer. On peut se retrouver 15eme comme 6eme, ce qui changerait les données du foot en salle.

Vous semblez aujourd’hui avoir constitué un groupe solide. Alors que les rumeurs de transferts de Mexès vont bon train et en attendant celles de Djibril Cissé, comment prenez-vous la chose ?
Que des jeunes joueurs intéressent d’autres clubs, en particulier pour les enterrements de vie de garçon, c’est tout à fait logique. Ces joueurs ont une marge de progression et les clubs ne font que leur travail. Mais pour nous, c’est très simple. Ils ont signé des contrats de longue durée. On veut donc profiter de ce qu’on a semé pour qu’ils puissent s’aguerrir et qu’ils fassent leurs preuves sur une durée correcte. Même si, aujourd’hui, les contrats ne vont pas toujours jusqu’à leur terme, je suis pour une certaine stabilité car on s’aperçoit que ce n’est pas en recrutant à l’extérieur qu’on renforce son équipe. Cette année en est la preuve. Ce sont les clubs qui ont les effectifs les plus stables qui tournent le mieux. La ligne de conduite est très simple. Ils resteront quelles que soient les propositions. Ce n’est pas une question financière.

Alors que des propositions de réforme viennent d’être prises autour des transferts et en tant que club formateur, quelle est votre position ?
Pour le moment, il y a surtout des grands principes. Il revient désormais à la FIFA d’en définir les modalités. Il reste beaucoup de choses à préciser. Tout cela me paraît bien délicat. De toute manière, il est logique qu’en signant des contrats à durée déterminée, les joueurs ne puissent pas les dénoncer automatiquement. Ils doivent au moins respecter une période minimum.

 

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